L’harmonie du visage entre l’apport de la science et les dictats de l’art

La plastie esthétique et reconstructive réfère à la science pour améliorer la couverture squelettique faciale et les tissus mous qui définissent la beauté du visage.

Quelles sont ses actes chirurgicaux

Un profil facial attrayant dépend principalement d’une bonne harmonie entre le front, le nez, les lèvres et le menton. Par ailleurs, hormis la chirurgie esthétique, la chirurgie orthognathique intervient dans la correction du profil facial en arrangeant les structures osseuses sous-jacentes.

Parallèlement, le traitement orthodontique intervient aussi pour améliorer l’aspect esthétique du menton. En effet, l’harmonie du profil facial est déterminée en partie par la taille, la forme, la position et la proportion du menton par rapport aux autres éléments faciaux.
L’approche reconstructive du profil facial divise le visage en trois tiers ; le front, le tiers moyen qui s’étend du nez jusqu’à la ligne des sourcils et le tiers inférieur qui est déterminé par la taille et la forme du menton. Ce tiers est limité par la base du nez et la base du menton.

Art et proportions


L’étude des proportions anatomiques date depuis la Renaissance. Ces dernières ont été illustrée par Leonardo da Vinci. Il a créé l’Homme Vitruvien qui représente une figure masculine dans deux positions superposées avec ses bras et ses jambes écartées et simultanément inscrites en cercle et en carré.
Le dessin s’appuie sur les corrélations des proportions humaines idéales avec la géométrie décrite par l’ancien architecte romain Marcus Vitruvius Pollio. Dans le système proportionnel de la face de Da Vinci, les miroirs de Vitruvius et les faibles lignes de construction se retrouvent dans son dessin original de proportions humaines.

Autres intervenants


Il faut garder à l’esprit que ce qui a pu être considéré comme des proportions idéales peut changer au cours des années et certainement diffère avec la race et la culture.
Des proportions anormales nécessitent une évaluation supplémentaire de l’occlusion dentaire et du squelette facial pour exclure les syndromes de visage courts ou longs ou la micrognathie.
Il est également extrêmement important d’évaluer le nez qui affecte l’harmonie globale du visage. S’il y a un écart entre les proportions acceptées entre le menton et le nez, il est essentiel de déterminer laquelle des deux structures ou si les deux structures contribuent à la dysharmonie.